Pain during sex and dyspareunia: what causes it and what solutions to rediscover pleasure?
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Bonjour mes gabians frivoles,
On veut revenir sur un grand sujet pédagogique primordial aujourd’hui en repartant des bases.
Ressentir une gêne ou une douleur lors des moments d'intimité est bien plus fréquent qu'on ne le pense ! Qu’elle soit superficielle, profonde, ponctuelle ou installée depuis longtemps, elle ne doit jamais être minimisée ni banalisée. La règle d'or absolue à graver dans le marbre de la chambre à coucher c’est celle-ci : le sexe n’est pas censé faire mal.
Selon les données de santé publique, près d'une personne à vulve sur dix souffre de douleurs régulières pendant les rapports sexuels au cours de sa vie et jusqu'à 33 % d'entre elles connaissent au moins un épisode de dyspareunie (no worries si tu ne connais pas ce terme, on t'explique tout un peu plus bas) au cours de leur vie intime. Tu n'es donc absolument pas seul·e !
Ensemble, on va lever le voile sur ces douleurs sans tabou, comprendre ce qui se trame sous les draps (et dans la tête) et surtout, faire le plein d'astuces douces et concrètes pour retrouver le chemin du pur plaisir. 🔥
En langage médical, la douleur ressentie pendant ou après l'acte sexuel s'appelle la dyspareunie.
Elle peut toucher tout le monde, quel que soit le genre ou l'orientation sexuelle. Pour mieux la comprendre, on distingue généralement les causes physiques (superficielles ou profondes) et le facteur psychologique, souvent déterminant.
Elles surviennent généralement au moment de la pénétration ou des frottements à l'entrée du vagin :
La sécheresse vaginale : C'est la cause numéro un des tiraillements. Selon l’Assurance Maladie, les variations hormonales (pilule, grossesse, ménopause) ou le stress réduisent la lubrification naturelle et créent des frottement douloureux.
Le vaginisme : Il s'agit d'une contraction involontaire et réflexe des muscles du plancher pelvien, rendant toute pénétration difficile, voire impossible.
Les infections ou irritations : Mycoses, cystites, vestibulodynie ou simples allergies à un savon agressif peuvent enflammer les muqueuses.
Parfois, tout se passe à merveille à l'entrée... mais dès que le rapport gagne en profondeur, une pointe désagréable ou une crampe sourde vient gâcher le moment
L'endométriose : Selon l'association EndoFrance, la dyspareunie profonde concerne plus de 70 % des personnes atteintes d'endométriose. Cette maladie gynécologique provoque des inflammations de la zone pelvienne qui se réveillent particulièrement lors des mouvements profonds ou de certains angles de pénétration.
La position de l'utérus : Un utérus rétroversé peut être plus sensible à certains angles de pénétration.
Des tensions musculaires pelviennes : Tout comme on peut avoir des nœuds dans le dos, le périnée peut accumuler des tensions bloquantes.
On l'oublie trop souvent, mais le premier organe sexuel, c'est le cerveau ! Le facteur émotionnel joue un rôle clé dans la perception de la douleur :
L'anticipation et la peur d'avoir mal : Avoir eu mal une fois créé un réflexe de défense. La tête appréhende, le corps se crispe inconsciemment, et la douleur revient... C'est le cercle vicieux de la peur.
Le stress et l'anxiété du quotidien : Un esprit préoccupé peine à basculer en mode détente, ce qui freine l'excitation et la lubrification naturelle.
La pression de performance ou les blocages : La peur de décevoir l'autre ou des non-dits relationnels peuvent manifester des tensions directement dans le bas-ventre.
Les antécédents traumatiques : Une expérience passée négative peut laisser des traces émotionnelles que le corps exprime sous forme de douleurs.
Rassurez-vous, des solutions existent pour désamorcer les inconforts et réinviter la douceur sous la couette.
Le réflexe indispensable pour éliminer les frottements est d'utiliser un lubrifiant de qualité. Choisissez une formule à base d'eau ou de silicone médical, neutre et respectueuse du pH intime. Soyez généreux·se une application généreuse sur les muqueuses, sur le pénis, les doigts ou vos toys préférés, et ça change instantanément la donne ! ✨
Le corps a besoin de temps pour faire monter le désir et détendre les tissus pelviens. Prolongez les caresses, les massages, et explorez le plaisir sous toutes ses formes, sans vous focaliser uniquement sur la pénétration. Et comme le stress est le roi des rabat-joie, tamisez les lumières et mettez une musique douce : un corps détendu, c'est la clé d'un rapport sans douleur !
Certaines postures imposent un angle un peu rude ou une pénétration trop profonde pour vos muqueuses. La solution ? Prenez le contrôle ! Privilégiez les positions où la personne qui reçoit peut gérer elle-même la profondeur et la cadence. En adaptant le rythme à vos sensations, vous redonnez le feu vert au plaisir, sans mauvaise surprise.
Les sextoys ne servent pas qu'à faire grimper la température : ce sont aussi de fantastiques compagnons de bien-être !
Pour limiter une pénétration trop profonde, des anneaux d'arrêt modulables permettent de réduire la profondeur tout en conservant des mouvements fluides. Pour apprivoiser progressivement les sensations en cas de vaginisme, les dilatateurs vaginaux sont d'excellents alliés, ils vous aident à redéfinir votre zone de confort pas à pas, à votre propre tempo.
Si la douleur persiste après les caresses, il est temps de chouchouter votre corps avec de la douceur sur-mesure :
Jouez avec les températures : Une poche de froid enveloppée dans un linge propre sur la vulve vient calmer les sensations d'inflammation en un clin d'œil. À l'inverse, si la douleur se situe plutôt dans le bas-ventre, une bouillotte tiède ou un bon bain chaud aide à relâcher les muscles pelviens crispés.
Hydratez la zone : Appliquez un baume apaisant ou un soin intime régénérant pour nourrir les muqueuses échauffées et accélérer leur réparation.
Adoptez des vêtements amples : Laissez respirer la zone ! On oublie les jeans trop serrés et les sous-vêtements synthétiques. Place aux culottes en coton ou mieux encore, au pyjama très ample (sans rien en dessous !).
S'il est important de dédramatiser, il faut aussi savoir écouter les signaux que nous envoie notre corps. Consulter c'est le premier pas pour prendre soin de soi.
Une douleur qui persiste plusieurs heures ou plusieurs jours après le rapport.
Des saignements anormaux ou des pertes inhabituelles pendant ou après l'acte.
L'apparition de fièvre, de frissons ou de brûlures urinaires intenses.
Une douleur qui s'aggrave au fil du temps ou qui s'étend à tout le bas-ventre.
Une impossibilité totale de tenter une pénétration sans ressentir une vive douleur.
N'hésitez pas à en parler à un·e gynécologue, une sage-femme ou un·e médecin généraliste de confiance. Pour un accompagnement ciblé, un·e kinésithérapeute spécialisé·e en rééducation pelvi-périnéale ou un·e sexologue pourront vous aider à libérer les tensions physiques et émotionnelles en toute bienveillance.