7 bonnes raisons de ne pas ouvrir son couple

7 bonnes raisons de ne pas ouvrir son couple

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Bonjour honorables graines de lin, 


Le titre vous a fait cliquer ? GÉNIAL. 

Sur la clause de non-responsabilité directement ; on se prendrait pour qui de vous dire d'ouvrir ou non votre relation ? Pas notre DA... En revanche on va aborder les principaux points de blocage qui sont à étayer si vous vous questionnez à ce propos.


On pourrait comparer le fait d'ouvrir sa relation, c'est à dire à transposer un modèle relationnel exclusif à quelque chose d'autre (pas moins encadré, on y reviendra plus tard) à se lancer dans un levain maison (coucou feu confinement) : tout le monde émet un avis là dessus, personne n'est vraiment d'accord sur la méthode (spoiler: y' a pas de cahier des charges prédéfinies et adapté à chacun.e de vous) et il y a toujours un relou pour lancer au dessus de son épaule "mmmmh ça finit mal en général".

Ici, on ne fait pas la promo de la non-monogamie, on fait juste tomber les fausses excuses qui empêchent d'en parler sereinement. Petit tour d'horizon des "bonnes raisons" qu'on entend le plus et surtout ce qu'elles cachent.


1. "On est déjà hyper heureux·ses comme ça"

Excellente nouvelle, sincèrement. Mais le bonheur d'un couple n'est pas une ressource limitée qu'on protège en la scellant sous vide. Beaucoup de partenaires ouvrent leur relation parce que ça va bien, pas pour réparer quelque chose de cassé. La confusion entre "on n'a pas de problème" et "on n'a pas besoin d'en parler" fait perdre pas mal de conversations intéressantes.


2. "J'aurais trop peur d'être jaloux·se"

La jalousie n'est pas un signal d'alarme absolu, c'est une émotion — comme la faim ou le stress — qui mérite d'être écoutée, pas fuie. La bonne question n'est pas "vais-je ressentir de la jalousie" (spoiler : probablement oui, au moins un peu) mais "qu'est-ce que ça me dit sur mes besoins". Ignorer cette peur en restant fermé·e ne la fait pas disparaître, elle se planque juste ailleurs.


3. "Ça veut dire qu'iel ne me suffit plus"

Non. Vouloir explorer autre chose ne veut pas dire qu'il manque quelque chose chez l'autre — pas plus qu'aimer plusieurs plats ne veut dire qu'on n'aime pas le premier. C'est un raccourci logique confortable (et culpabilisant) qu'on ressort surtout parce qu'on n'a pas envie d'ouvrir le sujet.


4. "On n'aura jamais le temps de gérer ça en plus"

Alors là, on ne va pas mentir : la non-monogamie demande de la logistique, des conversations, parfois un tableau Excel partagé (on a vu pire comme kink). Mais "pas le temps de communiquer davantage" dans un couple, c'est rarement un argument qui vieillit bien, ouvert ou pas.


5. "Nos amies vont nous juger"

Peut-être. Certain·es le feront. Mais construire sa vie affective en fonction du panel d'avis du groupe WhatsApp du lycée, c'est un choix comme un autre — juste pas franchement le plus épanouissant. Le regard extérieur en dit généralement plus sur les normes qu'on a intériorisées que sur la solidité réelle d'un couple.


6. "Si ça marche pour untel·le, ça ne veut pas dire que ça marche pour nous"

Absolument vrai, et c'est là tout l'enjeu : la non-monogamie n'est pas un modèle universel à copier-coller, c'est un cadre à négocier sur-mesure. Le problème n'est jamais "est-ce que ça marche en général", mais "est-ce qu'on a eu la conversation, toutes·tes les deux, sur ce qu'on veut vraiment".


7. "On n'a jamais appris à en parler"

Celle-là, c'est la vraie. Personne ne nous a donné le mode d'emploi pour discuter des limites, du désir, de la sécurité affective et du calendrier partagé sans que ça tourne au tribunal. Mais l'absence d'outils n'est pas une raison de ne jamais ouvrir la discussion — c'est justement la raison d'aller les chercher.


En bref   : ouvrir son couple n'est pas pour tout le monde, et fermer son couple non plus n'a rien de honteux. La vraie question n'est jamais "monogame ou pas", mais "est-ce qu'on a eu, toutes les deux, une vraie conversation sans excuse toute faite pour l'éviter".


XOXO


Léa

Léa ☁️


Jongleuse de mots depuis 10 ans sur des sujets variés, je me suis récemment orientée vers la sexo suite à une formation avec Mathilde Magnien. Passionnée par les mécanismes relationnels, ici, on va babiller de manière décomplexée, inclusive et (un peu) drôle aussi.


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